Réduction des coûts des contrôles en production

Chaque semaine, la rubrique « La checklist » de Kostango vous propose de réduire les coûts d’une techno ! Aujourd’hui, réduisez les coûts des contrôles en production.

Avant tout : allégez

De la même manière que pour la part achetée, le premier réflexe doit être de chercher l’amélioration à investissements minima, et cela est d’autant plus pertinent pour les contrôles.

Ce qui caractérise les contrôles, c’est un besoin variable tout au long du développement : plus les process sont maîtrisés, moins les contrôles sont nécessaires. Cependant, il arrive que les contrôles soient maintenus par oubli ou par excès de sécurité. Il s’agit de définir un plan d’allègement des contrôles en fonction du temps, pour les opérations internes comme pour les prestations externes. Ici tout est une question d’équilibre entre coûts et risques. Si la non-qualité diminue, vous pouvez alléger les contrôles.

Pour cela, surveillez de près l’historique des contrôles effectués et définissez un ou plusieurs seuils de non-qualité en-deçà desquels vous pourrez alléger vos contrôles. Ne les supprimez pas d’un coup mais commencez par exemple par diviser la fréquence par 10.

Voici quelques exemples de contrôles que l’on peut facilement alléger : pesée, contrôles dimensionnels, tests de pressurisation. Il peut être plus délicat d’alléger les contrôles esthétiques car les critères d’acceptation sont moins clairs.

 

Automatisez le procédé

Maintenant que nous avons réduit la quantité, réduisons le coût unitaire. Cela passe par une automatisation des procédés.

Les contrôles dimensionnels sont d’excellents candidats à l’automatisation. Utilisez des gabarits pour industrialiser l’opération. Plus automatique encore, le scan 3D optique permet même de gagner en précision des mesures, insensible aux instabilités de l’environnement.

Pour les autres contrôles non-destructifs par scan ou palpation, comme les contrôles ultra-sons, la marge d’amélioration réside dans l’augmentation de la surface de scan : omniscan, peigne, têtes multi-éléments, etc.

Concernant les contrôles esthétiques, les surcoûts viennent du caractère parfois subjectif du contrôle. Pour gagner en efficacité, mettez en place une défauthèque pour recenser tous les défauts admissibles. Cela accélérera le contrôle et évitera des rebuts inutiles ou des insatisfactions clients.

Repensez le contrôle !

Replacer le contrôle dans son environnement permet de faire émerger du potentiel supplémentaire.

Les contrôles sont souvent affectés à des contrôleurs spécifiques. Le contrôle consiste alors en une opération à part entière qui est génératrice de coûts de transfert ou de temps d’attente. L’idée est de considérer le contrôle comme la dernière étape de l’atelier concerné – usinage, peinture, détourage, assemblage, etc. – et laisser ce contrôle sous la responsabilité de l’usineur, peintre, etc.

Dans la même idée, certains contrôles peuvent être effectués directement sans aucune intervention humaine. Par exemple, un contrôle tridimensionnel peut être effectué directement par la détoureuse 3D à l’aide d’un palpeur.

Cette nouvelle façon de penser le contrôle n’a pas uniquement un avantage économique. Elle va permettre de responsabiliser les opérateurs, ce qui constitue un vrai bénéfice pour la société sur le long-terme.

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A retenir :

  • Allégez la fréquence de contrôle en l’adaptant en continu au taux de non-qualité
  • Automatisez les procédés des contrôles restant
  • Intégrer les contrôles aux opérations de main d’œuvre et responsabiliser vos opérateurs

Laissez un commentaire et proposez-nous les technologies que vous souhaitez voir challengées dans « la checklist » !